
Jeudi 25 novembre à 19h00 à l'Hôtel Parc Belair - Luxembourg-ville
Il s’agit de mettre en débat la thèse consensuelle selon laquelle l’expansion de l’éducation est nécessairement un progrès, dans les pays comme le nôtre qui ont élevé considérablement le niveau d’instruction des jeunes dans les dernières décennies, et ce à la fois pour les individus et pour la société.
Ceci suppose d’analyser objectivement les « effets » de l’éducation à ces deux niveaux et sous l’angle de ce qui est visé à travers ce surcroît d’éducation : pour les individus, une intégration sociale réussie et pour la société, un certain assouplissement et plus de croissance. On analysera un premier constat qui vient démentir l’image convenue de l’école comme ascenseur social.
Face à ces faits qui révèlent une certaine impuissance de l’école à compenser les inégalités d’origine familiale on questionnera les titres scolaires et la notion de mérite, à la fois dans le monde scolaire et dans le monde professionnel, avec pour conclusion que renforcer l’emprise des diplômes peut être une source potentielle d’injustice. Si le développement de l’éducation ne peut plus être justifié par le souci d’introduire plus de mobilité sociale ou de justice dans le monde du travail, comment alors le justifier ? Plusieurs pistes alternatives seront proposées afin de repenser les modalités de l’entrée dans la vie professionnelle.
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