Publié le 12 février 2026

Les indemnités d’apprentissage vont augmenter et être liées à l’évolution du salaire social minimum
Très bonne nouvelle pour les apprentis : les indemnités d’apprentissage vont prochainement être revalorisées et désormais liées à l’évolution du salaire social minimum. Cette avancée majeure pour la formation professionnelle, qui en renforce l’attractivité et la reconnaissance auprès des jeunes, est le résultat direct des négociations menées à l’initiative de la Chambre des salariés. Un acquis pour lequel la CSL s’est engagée et a lutté avec constance depuis plus de dix ans.
Dans le cadre de la promotion de la formation professionnelle, le projet de loi présenté prévoit une augmentation et une harmonisation des indemnités d’apprentissage, ainsi que l’introduction d’une nouvelle prime visant à valoriser l’engagement des tuteurs chargés de l’encadrement des apprentis au sein des entreprises formatrices. Ces mesures ont été présentées par le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, Claude Meisch, lors d’une conférence de presse le 6 février 2026, en présence des représentants de la Chambre des salariés, de la Chambre de commerce, de la Chambre des métiers et de la Chambre d’agriculture.
La CSL se félicite qu’après des négociations longues et difficiles, un accord ait enfin pu être trouvé sur l’augmentation et l’harmonisation des indemnités de formation professionnelle. Jusqu’à présent, celles-ci étaient fixées selon des critères multiples et variables selon les professions, les secteurs ou les qualifications, sans ligne directrice claire. Pendant de nombreuses années, aucun ajustement réel n’avait été effectué, si bien que, malgré l’indexation, les allocations ont perdu une part importante de leur valeur et de leur pouvoir d’achat par rapport aux autres revenus.
Depuis longtemps, la CSL revendiquait un ajustement automatique des indemnités de formation en fonction de l’évolution du salaire social minimum. Alors que celui-ci a augmenté de 28 % hors indexation depuis l’an 2000, les allocations d’apprentissage n’avaient jamais été adaptées en conséquence. Il était donc urgent d’agir. La CSL salue à cet égard la rétroactivité de l’augmentation au 1er janvier 2026, les apprentis ayant déjà suffisamment attendu ces améliorations.
Pour la CSL, il est essentiel que les efforts fournis par les jeunes durant leur formation professionnelle soient reconnus à leur juste valeur. Les apprentis sont formés à un métier au lycée et en entreprise, gagnent progressivement en compétences et en assurance, et doivent être rémunérés de manière équitable. Les nouvelles indemnités rendent la formation professionnelle plus attractive financièrement sans qu’aucun apprenti ne soit pénalisé.
La CSL se réjouit également de l’introduction d’une prime de 750 euros destinée aux tuteurs en entreprise, dont l’engagement est déterminant pour la réussite de l’apprentissage. Cette prime vise à reconnaître la responsabilité, l’engagement et le rôle essentiel que les tuteurs assument dans la formation professionnelle.
Cette réforme constitue une avancée réelle et essentielle vers une formation professionnelle plus équitable et plus attractive, au bénéfice des jeunes, des entreprises et de la société en général.