LE PODCAST FLUX : EXPLIQUER AUJOURD’HUI AVEC HIER
Conférence sur un passé dans l’air du temps

Date : Mercredi, 22 avril 2026 à 18h30

Lieu : Chambre des salariés, 2-4 rue Pierre Hentges, L-1726 Luxembourg

 

Le 22 avril, le Lëtzebuerger Journal tiendra une conférence autour du podcast flux.

« flux » est le podcast du Lëtzebuerger Journal qui retrace l’histoire de l’économie luxembourgeoise en trois saisons de six épisodes. De novembre 2025 à février 2026, le média digital a publié la première partie de la série, qui se concentre sur l’ère de la domination de la sidérurgie au Grand-Duché, allant de 1882 à la fin des années 1970.

Mais au-delà des aciéries de la région Minett et des banques du Kirchberg, l’économie est présente partout. Elle nous concerne tou·te·s. C’est pourquoi le Lëtzebuerger Journal a décidé de se mettre à la recherche des histoires, souvent encore méconnues, qui ont fait notre petit pays.

Les journalistes de journal.lu, mené·e·s par Sherley De Deurwaerder à l’animation, ont parlé à ceux·celles qui ont contribué à façonner cette évolution – et qui continuent à le faire à ce jour. Des témoins historiques, qui racontent l’histoire de leur propre perspective, des historien·ne·s, des politicien·ne·s ainsi que des figures clés de notre économie.

Entre autres, Jean-Claude Juncker (Premier ministre de 1995 à 2013), Colette Flesch (ministre de l’Économie de 1980 à 1984), Michel Wurth (président du Conseil d’administration d’ArcelorMittal Luxembourg), Guy Castegnaro (associé gérant de l’étude CASTEGNARO et fils du syndicaliste John Castegnaro) et Nora Back (présidente de la Chambre des salariés) racontent un pays qui ne cesse de se réinventer.

Quand le passé se reflète dans le présent

La prospérité du Luxembourg repose sur son industrie. Elle a cependant aussi été portée par les épaules des travailleur·euse·s venant du Sud, du Nord, d’Allemagne, mais surtout d’Italie. En plus de leur main d’œuvre, les Italien·ne·s ont apporté un vent nouveau et un « esprit de grève ».

L’industrie a engendré une ségrégation de la population, entre bourgeoisie industrielle et travailleur·euse·s. Les inégalités étaient criantes entre celles et ceux qui faisaient de la politique et façonnaient le pays pendant que les autres luttaient. Ces dernier·ère·s avaient faim, travaillaient trop, habitaient dans de mauvaises conditions – sur des sites construits provisoirement autour des usines.

Un bon nombre d’acquis sociaux dont nous disposons aujourd’hui – les journées de huit heures, les conventions collectives, les chambres professionnelles, l’index et plus encore – ont été obtenus parce que de plus en plus de travailleur·euse·s se sont regroupé·e·s dans le but de se battre pour leurs droits après la Première Guerre mondiale. Cela, majoritairement à travers des manifestations calmes et pacifistes qui visaient les conditions de vie et de travail catastrophiques, tandis que les syndicats ne cessaient de grandir.

Il a fallu une longue évolution pour parvenir à la tripartite et au dialogue social que nous connaissons. Les premières conventions collectives ont vu le jour à travers le Conseil national du travail, créé dans les années 1930 et qui était déjà une plateforme de médiation entre patronat et syndicats. La Conférence sur le travail a pris le relais après la Deuxième Guerre mondiale et c’est dans les années 1960 que les trois parties – État, syndicats et patronat – se sont réunies au sein du Conseil économique et social.

La tripartite a été ancrée dans la loi en 1977 avec pour but de faire traverser, de la manière la plus stable et socialement acceptable possible, la pire crise économique que le pays ait dû affronter dans son histoire moderne, tant pour l’Arbed que pour la population et les travailleur·euse·s.

Il fallait prendre des mesures pour veiller, d’une part, à ce que l’Arbed, en tant que pilier économique et entreprise à la tête d’un monopole, ne fasse pas faillite – « Wann d’Arbed houscht, ass d’Land krank » (quand l’Arbed tousse, le pays est malade) – et, d’autre part, à ce que les travailleur·euse·s ne se retrouvent pas à la rue, mais restent employé·e·s et continuent à percevoir leur salaire. Une chose que le Luxembourg a d’ailleurs réussi à accomplir au fil du temps. Aucun pays européen n’est parvenu à maintenir des taux de chômage aussi bas.

L’Arbed n’existe plus aujourd’hui sous cette forme – elle est entre-temps devenue ArcelorMittal – et les hauts fourneaux, qui déterminaient autrefois le quotidien de toute une communauté, ne sont plus en activité. Aujourd’hui, c’est le secteur financier qui représente presque exactement le même poids dans le PIB que l’industrie sidérurgique à son apogée… Et les inégalités d’autrefois restent, eux aussi, toujours d’actualité.

Une conférence sur un passé dans l’air du temps

En trois parties, la conférence se penchera sur les parallèles entre les récits du podcast et la situation actuelle.

  • La naissance des conflits sociaux
    L’industrialisation, l’émergence d’une société de classes, la migration et la première crise du logement – avec un regard porté sur les enjeux actuels, où les inégalités persistent.
  • Le conflit comme moteur de progrès
    Les luttes sociales, le droit du travail, les acquis sociaux et leurs échos aujourd’hui, notamment autour des débats sur le temps de travail et la précarité.
  • Le modèle luxembourgeois et la tripartite
    La gestion des crises, la culture du compromis et les évolutions récentes.

Intervenants

  • Nora Back, présidente de la Chambre des salariés – mot de bienvenue
  • Guy Castegnaro est avocat spécialisé en droit du travail et a l’expérience pratique du cadre légal.
  • Dr. Estelle Berthereau est chercheuse à l’université du Luxembourg avec pour focus l’histoire des inégalités sociales et des acquis sociaux.
  • Sherley De Deurwaerder est journaliste au Lëtzebuerger Journal et la voix de flux.
  • Maxime Toussaint, Head of Podcast du Lëtzebuerger Journal et producteur de flux, assure la modération de la soirée.

 

La langue utilisée lors de la conférence est le luxembourgeois. Une traduction en français sera assurée.

L’inscription est gratuite mais obligatoire. Merci de vous inscrire jusqu’au 17 avril 2026.

Invitation

 

Eventinfos
  • CSL/LLLC
    2-4, rue Pierre Hentges
    L-1726 Luxembourg
  • 22 April 2026
  • 18:30

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